Promoteur
du projet : Prof. Charles M. Lapière, MD, PhD
Directeur du Laboratoire : Prof. Betty V. Nusgens, PhD
Equipe de recherche : Charles A. Lambert, Ph.D.
Alain C. Colige, PhD, Chercheur Qualifié du FNRS
Christophe Deroanne, PhD, Chargé de Recherche du FNRS
Sandrine Servotte, MS, Biologiste
Pierre Mineur, Biologiste
avec la collaboration de Alain Guignandon, Ph.D, Ingénieur
de Recherche, LBBTO, Université St Etienne (France).
assistés de 4 techniciens.
Des modèles
expérimentaux in vitro et des observations in vivo ont clairement
démontré que les cellules des tissus de soutien tels
que les tendons, les vaisseaux, la peau et l'os réagissent
aux stimuli mécaniques par des modifications de leur activité
métabolique. La réduction importante de la gravité
dans l'espace pourrait perturber cette réaction et être
la cause des altérations observées chez l'Homme et
l'animal en apesanteur, telles que perte de masse osseuse et musculaire
ou altérations vasculaires. Notre laboratoire a développé
des modèles de culture tridimensionnelle des cellules des
tissus conjonctifs au sein de leurs supports naturels permettant
d'étudier les systèmes de contrôle par les forces
mécaniques et leur traduction en messages biochimiques. Ces
modèles ont été expérimentés
lors du vol STS-095 de la navette Discovery en octobre 1998 et ont
permis de mettre en évidence par des techniques de biologie
moléculaire et de morphologie par analyse d'images des modifications
d'organisation du système de mécano-transduction,
les intégrines, les adhésions focales et le cytosquelette.
Parmi les multiples protéines analysées, sont stimulées
par la microgravité l'expression de la cytokine IL-6 et celle
d'une enzyme, la MMP1, impliquée dans la dégradation
des tissus conjonctifs. L'expérience qui sera réalisée
lors du vol STS-107 vise à analyser ces mêmes paramètres
mais cette fois dans des cellules humaines se prêtant à
des manipulations génétiques permettant d'approfondir
l'analyse des mécanismes moléculaires responsables
de ces modifications.
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