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Les expériences
réalisées lors de missions précédentes
ont montré que le système respiratoire en apesanteur
fonctionne de façon différente que sur terre. Cependant,
les résultats obtenus ne correspondent pas toujours aux prévisions.
Ainsi, comme les fluides s'accumulent dans la partie supérieure
du corps - ce qui est rendu visible par le gonflement du visage
des astronautes - on pourrait craindre l'augmentation du liquide
dans le poumon et même l'apparition d'dème lors
de missions spatiales. Or tel n'est pas le cas. Pour mieux comprendre
ces phénomènes, nous calculerons lors de la mission
STS-107 le volume du tissu pulmonaire en apesanteur à partir
de la respiration par les astronautes d'un mélange de gaz
contenant de faibles quantités de hexafluorure de soufre,
fréon 22, monoxyde de carbone et méthane. La concentration
de ces gaz sera mesurée par un nouvel appareil, qui sera
testé par la même occasion, avant d'être adapté
et installé dans la Station Spatiale Internationale. D'autres
tests cliniques en pneumologie seront effectués et contribueront
à mieux comprendre ceux réalisés par les patients
dans les hôpitaux.
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