Manuel Paiva

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Les expériences réalisées lors de missions précédentes ont montré que le système respiratoire en apesanteur fonctionne de façon différente que sur terre. Cependant, les résultats obtenus ne correspondent pas toujours aux prévisions. Ainsi, comme les fluides s'accumulent dans la partie supérieure du corps - ce qui est rendu visible par le gonflement du visage des astronautes - on pourrait craindre l'augmentation du liquide dans le poumon et même l'apparition d'œdème lors de missions spatiales. Or tel n'est pas le cas. Pour mieux comprendre ces phénomènes, nous calculerons lors de la mission STS-107 le volume du tissu pulmonaire en apesanteur à partir de la respiration par les astronautes d'un mélange de gaz contenant de faibles quantités de hexafluorure de soufre, fréon 22, monoxyde de carbone et méthane. La concentration de ces gaz sera mesurée par un nouvel appareil, qui sera testé par la même occasion, avant d'être adapté et installé dans la Station Spatiale Internationale. D'autres tests cliniques en pneumologie seront effectués et contribueront à mieux comprendre ceux réalisés par les patients dans les hôpitaux.

 

Manuel Paiva, ULB